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Coller de l’EPDM sur EPDM, zinc, PVC ou métal : les cas particuliers

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Un principe règle tous les cas : une liaison entre l’EPDM et un autre matériau est mécanique, puis étanchée. Elle n’est jamais seulement collée.

  • Par EPDMax
  • Publié le 17 septembre 2026
  • 11 min de lecture
Coller de l’EPDM sur EPDM, zinc, PVC ou métal : les cas particuliers

Un principe règle tous les cas particuliers, et il vaut la peine d’être posé avant les recettes : une liaison entre l’EPDM et un autre matériau est mécanique, puis étanchée. Elle n’est jamais seulement collée. Le serrage ou la vis reprend l’effort, la bande et le mastic font l’étanchéité. Inverser les deux rôles est l’erreur qui revient dans presque toutes les reprises de chantier.

Le tableau des cas

Sur quoiCollage directCe qu’il faut faire
EPDM neuf sur EPDM neufOui, au primaire et à la bandeC’est le joint standard, procédure complète à part
EPDM neuf sur EPDM vieilliOui, après nettoyage sérieuxNettoyer jusqu’au noir uniforme, puis primaire
Zinc, acier, aluminiumNon, pas seulPlatine vissée, pièce de membrane semi-vulcanisée par-dessus, mastic en bordure
PVC, TPO, autres synthétiquesNonLiaison mécanique avec pièce de serrage et joint, pas de collage chimique
Bitume, produits pétroliersInterditCouche de séparation, jamais de contact
Béton, maçonnerie en verticalOui, à la colle de contactDeux couches si le support est poreux
Bois traitéOui pour la membraneMais aucun accessoire aluminium ou métal nu au contact du bois
« Non » ne veut jamais dire impossible. Ça veut dire que le collage n’est pas ce qui tient la liaison.

EPDM sur EPDM : le seul vrai collage

C’est le cas le plus fréquent, et le seul où deux matériaux fusionnent vraiment. Il se traite au primaire plus bande, et il a sa propre procédure, détaillée dans l’article sur la bande de jonction.

Ce qui change quand l’une des deux membranes est ancienne : le nettoyage devient l’essentiel du travail. Une membrane exposée dix ans porte des poussières incrustées, des résidus atmosphériques et parfois des traces de mousse. Le critère du fabricant reste le même et il est excellent : on nettoie jusqu’à ce que la surface soit uniformément noire, sans aucune traînée visible, en changeant de chiffon dès qu’il se salit. Tant qu’on voit des marbrures grises, ce n’est pas prêt.

Un point que peu de gens savent : les bandes de membrane non vulcanisée, celles qui servent à former les pièces sur place, ne demandent pas de nettoyage sauf si elles ont été souillées. Elles sortent du rouleau prêtes à recevoir le primaire.

Le zinc et les métaux : la méthode officielle

C’est le cas le plus demandé, parce que toute toiture finit par rencontrer du métal : une platine d’évacuation, une bavette, une couvertine, un chéneau. Le Document Technique d’Application français décrit précisément la liaison, et elle tient en trois gestes.

  1. La platine métallique est vissée à travers la membrane, jusqu’à l’élément porteur. C’est la partie mécanique, et elle passe volontairement au travers de l’étanchéité.
  2. L’ensemble est recouvert d’une pièce de membrane semi-vulcanisée, une matière souple qui adhère sur le métal et qui épouse les reliefs. Elle doit couvrir intégralement la platine et déborder sur la membrane courante.
  3. Un cordon de mastic compatible EPDM est appliqué en bordure, entre la platine et l’EPDM, pour fermer l’arête.

Le guide du fabricant ajoute deux règles de dimensionnement utiles. La pièce de recouvrement doit couvrir entièrement la collerette métallique, et elle ne doit pas déborder de plus de 152 mm sur la surface du toit. Quand une collerette dépasse 76 mm de large, les joints de la tôlerie eux-mêmes doivent être traités, et il est recommandé d’insérer une bande de jonction de 76 mm dans les recouvrements de tôle pour les rendre étanches.

Sur le métal, le dégraissage compte autant que sur la membrane. Une tôle neuve porte un film de laminage, une tôle ancienne porte de l’oxyde. Ni l’un ni l’autre ne reçoit une bande.

Pour aller plus loin

Coupe d’un passe-paroi sur une bâche EPDM : collerette, joints, membrane pincée, contre-bride et tuyau
Le trou est percé plus petit que le fût, la membrane est tirée par-dessus puis écrasée entre les deux joints. C’est ce serrage qui fait l’étanchéité, et rien d’autre : aucune colle n’intervient dans une traversée.
Liaison EPDM et métal : platine vissée puis recouverte d’une pièce de membrane qui déborde les vis, cordon de mastic tout autour
La platine tient mécaniquement, elle n’étanche rien : ce sont la pièce de recouvrement et son cordon de mastic qui ferment. Tant qu’une tête de vis reste visible, la liaison n’est pas finie, même si elle ne fuit pas encore.

Les incompatibilités de contact, qui n’ont rien à voir avec la colle

Deux matériaux peuvent être parfaitement collables et ne pas devoir se toucher pour autant. Trois cas à connaître.

  • Le bitume et tous les produits pétroliers. Huiles, graisses, mastics bitumineux, enduits à base d’huile : le fabricant les interdit explicitement au contact de ses membranes EPDM. Ils ramollissent le caoutchouc et le font gonfler. En réfection, une couche de séparation est obligatoire.
  • L’aluminium et les métaux nus ou peints sur bois traité. Les traitements du bois actuels sont corrosifs. Le guide demande que l’aluminium, les métaux nus et les métaux peints ne soient jamais en contact direct avec un bois traité, à l’exception de l’inox de la série 300, et propose d’interposer une chute d’EPDM en séparateur en cas de doute.
  • Le polystyrène expansé sous la membrane. Il n’est admis directement sous l’EPDM que lorsqu’une protection lourde le recouvre. Ailleurs, il faut un panneau de répartition.

Ces incompatibilités ne provoquent pas de fuite le jour même. Elles se manifestent en trois à dix ans, ce qui les rend particulièrement coûteuses.

Le PVC et les autres membranes synthétiques

Les produits de collage des procédés EPDM sont formulés pour l’EPDM. Ils ne créent pas de liaison durable avec un PVC ou un autre synthétique, qui relèvent d’une chimie différente et se soudent à chaud entre eux.

Quand les deux doivent se rencontrer, on ne cherche pas la colle, on applique le principe du début : une pièce mécanique qui pince les deux matériaux sur un joint, exactement comme un passe-paroi pince une membrane de bassin. Le raisonnement est développé dans l’article sur les traversées de membrane.

Le cas le plus courant chez le particulier est bénin : un tuyau en PVC qui traverse une bâche de bassin. La réponse n’est pas de le coller, c’est un passe-paroi. Un tuyau qui traverse sans pièce de traversée est une fuite en attente.

Béton et maçonnerie en vertical

Le cas du relevé contre un mur. La membrane s’y colle à la colle de contact, comme en partie courante, avec deux différences.

  • Deux couches de colle si le support est très poreux, parpaing ou béton brut, ce que le fabricant prévoit explicitement. Le test du carré collé tranche.
  • Une fixation mécanique en tête est toujours nécessaire lorsque l’habillage est fait en bandes de membrane, et un dispositif écartant les eaux de ruissellement est obligatoire au-dessus. Le collage seul ne tient pas un plan vertical sur trente ans.

Sur un mur enduit ou crépi, il n’y a pas de collage possible : le support lui-même est friable. Il faut dégarnir jusqu’au dur, ou monter une costière contre laquelle le relevé viendra. Le sujet complet est dans l’article sur les relevés et les points singuliers.

Questions fréquentes

Peut-on coller de l’EPDM sur du zinc ?

On ne fait pas tenir une liaison EPDM-zinc par la seule adhérence. La méthode validée est une platine métallique vissée à travers la membrane jusqu’au support, recouverte d’une pièce de membrane semi-vulcanisée qui adhère sur le métal, et fermée par un cordon de mastic compatible. Le vissage reprend l’effort, la pièce fait l’étanchéité.

Quelle colle pour de l’EPDM sur du métal ?

Celle du procédé, et seulement pour la pièce de recouvrement, jamais comme unique moyen de tenue. Un mastic du commerce, une colle polyuréthane ou un produit bitumineux ne conviennent pas, et les deux derniers attaquent la membrane.

Peut-on réparer une vieille bâche avec une pièce neuve ?

Oui, l’EPDM ne vieillit pas au point de refuser une pièce, c’est même l’un de ses atouts. Tout se joue sur le nettoyage : jusqu’au noir uniforme, sans traînée, puis primaire des deux faces et bande. La méthode complète est dans l’article sur la réparation d’une bâche EPDM.

Peut-on poser de l’EPDM par-dessus un ancien toit bitumé ?

Oui, si l’ancien revêtement est sain et adhérent, et à condition d’intercaler une couche de séparation. Ce qui est interdit, c’est le contact direct. C’est traité dans l’article sur la préparation des supports.

Le silicone convient-il pour finir un raccord ?

Non, sauf s’il est explicitement prévu par le procédé. Le mastic à utiliser est celui du système, compatible EPDM. Et rappelez-vous qu’un mastic complète toujours une liaison mécanique, il ne la remplace pas.

Comment raccorder une bâche de bassin à un mur en béton ?

Collage à la colle de contact sur un béton sain et sec, puis serrage mécanique en tête par un profilé ou une barre plate boulonnée sur un joint. La partie immergée ne doit jamais dépendre du collage seul.

Deux marques d’EPDM se collent-elles entre elles ?

Techniquement souvent oui, contractuellement non. Les documents d’évaluation nomment les accessoires du procédé, et mélanger deux systèmes sort du cadre évalué comme de la garantie. Le sujet est développé dans l’article sur les DTU et l’avis technique.

Faut-il primer avant un mastic ?

Suivez la notice du produit. La règle générale reste la même sur toute la chaîne : sur EPDM, rien n’adhère durablement sur une surface poudreuse ou grasse, et le nettoyage se juge à l’aspect noir uniforme.

Les produits sont au rayon colles et primaires, au rayon bandes et jonctions et au rayon profilés et finitions. Le panorama des familles de produits est dans le guide coller l’EPDM.

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